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14/08/2015

Antisémitisme, antisionisme : Pour en finir avec le confusionnisme

 

Aujourd'hui, on a très vite fait de passer au pilori de l' "antisémitisme". Les pères fondateurs d'idéologies de libération sociale, bien qu'ayant vécu au XIXème siècle, n'y échappent même plus. Beaucoup de figures historiques de l'anarchisme sont aujourd'hui stigmatisées par les tenants du politiquement correct, sous prétexte qu'elles défendaient des positions et tenaient des propos prétendument « antisémites » : Proudhon, Bakounine, Emile Pouget, Makhno, Fourier, ou même des socialistes révolutionnaires comme Blanqui, etc. C'est oublier bien vite que leur « antisémitisme » n'en était en fait pas véritablement un, puisqu'il était à fondements sociaux et religieux, et non raciaux. On est ici très loin d'un racialisme  obsessionnel à l'hitlérienne. 

Les nationaux-anarchistes que nous sommes, pour leur part, ne font en tout cas pas profession d'antisémitisme, puisqu'ils réduisent la « question juive » à un problème RELIGIEUX. Les juifs et autres israélites sont tout simplement ceux qui professent la religion juive, rien de plus. Il n'existe pas de type racial spécifiquement juif. Il existe certes des juifs d'ethnies sémitiques, mais aussi des juifs européens/blancs, noirs/africains, etc etc. Il existe même des juifs japonais !

En revanche, nous n'admettons pas que l'on interdise toute attaque du Judaïsme en tant que religion, sous peine de se voir aussitôt taxé d' « antisémitisme ». Pas plus qu'on interdise toute critique du sionisme (= nationalisme juif pro-israélien) sous peine d'encourir le même type de condamnation de la part des bonnes consciences de service, voire même d'individus moins bien intentionnés...

Notre national-anarchisme entend rejeter et combattre le Judaïsme exactement au même titre qu'il rejette et combat les autres religions dites « révélées », ou « Religions du Livre » : Christianisme et Islam. A nos yeux, les trois Religions du Désert (Christianisme-Judaïsme-Islam) ne constituent qu'une seule et même hydre à trois têtes que nous n'hésitons pas à qualifier d' Ennemi millénaire. On ne peut combattre efficacement l'une de ces trois têtes tout en ménageant les autres, et nous réclamons pour toutes ces institutions religieuses une égalité de traitement. 

Ceci étant, il est bien évident qu'à nos yeux, une personne « d'origine juive » qui n'adhère pas ou plus aux dogmes de la religion mosaïque cesse par là-même d'être juive : aucun facteur d'essence raciale ou biologisante n'intervient dans notre refus du judéo-christianisme, et les apostats de tous horizons ne nous posent aucun problème, bien au contraire, même. Précisons enfin que notre combat contre les grandes religions dites « révélées » ne vise en aucun cas les croyants en tant qu'individus, mais l'objet de leurs croyances, ainsi que leurs institutions cléricales.

Ajoutons en outre que l'emploi dans son acception actuelle du mot "antisémitisme" est tout aussi fallacieux qu'abusif. On désigne en effet comme Sémites non pas les Hébreux seuls, mais tout un ensemble d'ethnies distinctes qui parlent une langue apparentée. Sont donc sémites également les Assyro-babyloniens, les Amorites, les Azaméens, les Phéniciens, les Hébreux, les Ethiopiens, et les...Arabes. 

Pour conclure, nous tenons à rappeler la distinction claire qui existe entre les concepts d'antisémitisme, d'antijudaïsme et d'antisionisme, qui ne sauraient être confondus :

 

. ANTISIONISME : Opposition au nationalisme juif pro-israélien  (==> POLITIQUE)

 

. ANTIJUDAÏSME : Opposition à la religion judaïque et à ses fondements (==> RELIGIEUX)

 

. ANTISEMITISME : Haine des personnes juives et/ou d'origine sémitique, basée sur des considérations et critères ethno-raciaux (==> RACISME)

 

L'honnêteté intellectuelle la plus élémentaire impose donc de reconnaître cette évidence des plus criantes : le premier et/ou le second n'implique(nt) pas nécessairement le troisième.

Se réclamer de l'antisionisme et/ou de l'antijudaïsme n'implique aucunement l'antisémitisme, et être antisioniste ou antijuif, ce n'est PAS être antisémite.

CQFD.


Hans CANY

 

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18/06/2015

Alain de Benoist : « Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical »

Un court entretien avec Alain de Benoist, originellement publié sur Boulevard Voltaire en janvier 2015, en pleine vague d'hystérie collective suite à la fameuse affaire des attentats parisiens. De fort pertinentes réflexions sur lesquelles nombre de ceux que j'appelle les "nationalistes casher", à savoir certains "islamophobes" qui, aveuglés par une haine sans nuances de tout ce qui est musulman, en viennent parfois à professer un philosionisme des plus ineptes, seraient bien inspirés de méditer.

Hans CANY

 

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Près de quatre millions de personnes qui défilent, après les attentats, pour un journal qui vendait péniblement à 30.000 exemplaires, c’est en soi un événement. Grand moment de communion nationale ou psychose collective ?

Alain de Benoist : Les manifestations auraient eu du sens si elles s’étaient bornées à exprimer de façon solennelle le refus du terrorisme par le peuple français. Organisées par le gouvernement et les partis politiques, elles se sont transformées en une immense vague d’identification victimaire symbolisée par le slogan « Je suis Charlie », promu de manière orwellienne nouveau mot d’ordre « républicain ». Dès lors, il ne s’agissait plus tant de condamner des attentats et des assassinats que de s’identifier aux « valeurs » de Charlie Hebdo, c’est-à-dire à la culture du blasphème et de la dérision.

Durant la manifestation et les jours qui ont suivi, dans une France plongée en état d’apesanteur et noyée dans la moraline, on aura tout vu. Les cloches de Notre-Dame de Paris sonnant le glas pour les bouffeurs de curé. L’« union nationale » sans le Front national. La « liberté d’expression » réduite au droit au blasphème et s’arrêtant à Dieudonné. Celle des caricaturistes dépendant de la personne visée (Mahomet en train de sodomiser un porc : tellement drôle ! Christiane Taubira en guenon : intolérable !). Des bataillons de chefs d’État (deux fois le G20 !) chantant les louanges d’un titre dont ils n’avaient jamais entendu parler huit jours plus tôt. Des millions de zombies se ruant dans les kiosques pour acheter, tel le dernier smartphone, un journal qu’ils n’avaient jamais eu la curiosité d’ouvrir depuis vingt ans. Le badge « Je suis Charlie » succédant au ruban pour le SIDA et à la petite main de « Touche pas à mon pote ». Spectacle surréaliste ! Tout le monde il est gentil, tout le monde il est Charlie, dans le grand hospice occidental transformé en bisounurserie. Les rédacteurs de Charlie Hebdo, qui se voulaient tout sauf « consensuels », auraient été les premiers stupéfaits de se voir ainsi canonisés. Quant aux djihadistes, ils ont dû bien rigoler : un défilé des moutons n’a jamais impressionné les loups.

 

Ces cortèges peuvent-ils être mis sur le même plan que le défilé gaulliste sur les Champs-Élysées en 1968, les marches contre Jean-Marie Le Pen en 2002 ou la déferlante de la Manif pour tous ?

Alain de Benoist : Je ne le crois pas. Pour Valls et Hollande, la manifestation avait au moins six objectifs : marginaliser le Front national et neutraliser l’UMP (qui est évidemment tombée dans le panneau la tête la première) au nom de l’« union sacrée », solidariser les Français autour d’une classe politique gouvernementale discréditée, justifier l’engagement de la France dans une nouvelle guerre d’Irak où elle n’a rien à faire, mettre en place un espace policier européen où l’on sait d’avance que ce ne sont pas seulement les islamistes qui seront surveillés (Manuel Valls affirmant sans rire que les « mesures exceptionnelles » qu’il s’apprête à prendre ne seront pas des mesures d’exception !), faire croire que le terrorisme auquel nous sommes aujourd’hui confrontés a plus à voir avec le Proche-Orient qu’avec l’immigration et la situation des banlieues, enfin persuader l’opinion que, « face au terrorisme », la France, fidèle vassale du califat américain, ne peut qu’être solidaire de pays occidentaux qui n’ont jamais cessé d’encourager l’islamisme, tout en noyant leurs erreurs et leurs crimes derrière le rideau de fumée du « choc des civilisations » (Poutine n’avait bien sûr pas été invité !). Force est de reconnaître que tous ces objectifs ont été atteints.

J’ai eu le tort, dans un entretien précédent, de parler de réactions spontanées. Celles auxquelles ont eu droit les journalistes de Charlie Hebdo – mais non le malheureux otage français Hervé Gourdel décapité en Algérie trois mois plus tôt – ont en réalité été mises en forme par les injonctions sociales et médiatiques, la grande fabrique postmoderne des affects et des émotions. Il faudrait un livre entier pour analyser dans le détail ce coup de maître qui a permis, en l’espace de quelques heures, de récupérer la colère populaire au bénéfice d’une adhésion « républicaine » à l’idéologie dominante et d’une « union nationale » avant tout destinée à redresser la courbe de popularité du chef de l’État. La classe politique gouvernementale apparaît ainsi comme la principale bénéficiaire de la légitime émotion soulevée par les attentats.

 

On a enregistré ces derniers jours une recrudescence des actes antimusulmans (attaques contre des mosquées, etc.). Cela vous surprend ?

Alain de  Benoist : Cela me surprend d’autant moins que les attentats sont faits pour ça : stimuler une islamophobie que les terroristes djihadistes considèrent comme un « vecteur de radicalité » privilégié. Les terroristes islamiques adorent les islamophobes. Ils souhaitent qu’il y en ait toujours plus. Ils savent que plus les musulmans se sentiront rejetés par les non-musulmans, plus ils pourront espérer les convaincre et les radicaliser. Les djihadistes assurent qu’ils représentent le « véritable islam », les islamophobes leur donnent raison en disant qu’il n’y a pas de différence entre l’islam et l’islamisme. Que les premiers commettent des attentats alors que les seconds verraient plutôt sans déplaisir se multiplier les pogroms contre ceux qui « rejettent le mode de vie occidental » (le sympathique mode de vie mondialisé de la consommation soumise) n’y change rien. Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical.

À l’époque de la guerre d’Algérie, que je sache, on ne faisait pas grief aux harkis d’être musulmans, et l’on ne s’étonnait pas non plus qu’il y ait des mosquées dans les départements français d’Alger, d’Oran et de Constantine. Pour ma part, je ne ferai pas aux terroristes islamistes le cadeau de devenir islamophobe. Et je ne fantasmerai pas non plus sur la « France musulmane » comme Drumont fantasmait sur La France juive (1885), en associant mécaniquement islam et terreur comme d’autres associaient naguère les Juifs et l’argent.

 

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Source : http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/les-islamophobes-s...

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01:11 Publié dans Politique, Spiritualité | Tags : races et ethnies, identité & racines, hans cany, alain de benoist | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

01/06/2015

Mouvement National-Anarchiste : Pourquoi nous sommes païens

 Texte extrait du site du National-Anarchist Movement
( www.national-anarchist.net )

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Algiz, la "Rune de Vie"

 

Que voyons-nous dans le paganisme ?
Pourquoi sommes-nous inspirés par les traditions séculaires des anciens peuples germaniques ?
Dans cet article nous allons tenter de l'expliquer brièvement.



Le paganisme germanique nous offre une cosmogonie qui englobe tous les aspects de la vie humaine. Cependant, il ne s'agit pas d'un dogme rigide, mais d'une vision du monde qui prend forme dans le cadre d'un certain nombre de normes et de valeurs d'ordre éthique. Celles-ci sont narrées dans l'Edda, qui est le seul recueil d'écrits anciens se rapportant au paganisme germanique. Dans l'Edda, on trouve  une collection de versets mythiques et héroïques du Xème siècle, dans lesquels est décrit le monde tel que les tribus germaniques le voyaient.


À la base de cette éthique germanique se trouve l'action humaine ; la sagesse éternelle qui proclame que le pouvoir sur nos vies réside dans nos propres mains. Contrairement aux religions monothéistes modernes telles que le christianisme, ce paganisme ne promet pas un au-delà merveilleux et parfait après une existence terrestre vide et désolée, mais présente l'homme comme le maître de son âme propre. En d'autres termes, le paganisme germanique appelle à embrasser la félicité ici et maintenant. En conséquence de nos propres actions, nous connaissons le bonheur que nous créons et gagnons dans cette vie, puis l'emportons avec nous dans l'au-delà. Le paganisme germanique souligne notre responsabilité personnelle ici et maintenant . Cette éthique germanique est clairement exposée dans le Hávamál, contenu dans l' Edda. Cette compilation de versets expose tout un ensemble de sagesse et de conseils se rapportant aux relations humaines.

 

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Certains païens nous reprochent d'êtres impliqués au niveau politique. Mais comment pourrait-on séparer les deux dimensions, à partir du moment où l'on se réfère à une cosmogonie qui expose des lignes directrices pour tous les aspects de la vie humaine ? Le paganisme germanique nous fournit une alternative politique claire. Il nous enseigne que les gens ne sont pas des moutons passifs qui n'ont qu'à suivre aveuglément la classe dirigeante, mais qu'au contraire, ils peuvent et doivent faire leurs propres choix. Cela se constate d'ailleurs dans l'organisation politique des tribus germaniques, où la noblesse dirigeante existait seulement par la grâce du peuple, et où chaque Teuton participait démocratiquement au "Thing" (prononcer "Ting" : assemblée générale - NDT) , administré par un Lögsögumad (président temporaire élu par le peuple, et doté de prérogatives juridiques et religieuses - NDT). Tout cela a été décrit en détails par  Tacite dans son ouvrage "La Germanie". Le paganisme ne nous propose pas un dieu qui nous blâme pour nos imperfections. Les dieux païens nous apprennent à vivre nos propres vies sur la base d'exemples, comme ceux qui sont consignés dans l'Edda. Ils nous enseignent que seules des valeurs telles que l'honneur, la loyauté, le courage et la justice peuvent nous apporter le bonheur et la prospérité. De nobles valeurs qui semblent malheureusement avoir complètement disparu dans le monde moderne.

Dans un monde en proie à une pollution de l'environnement sans précédent, et où la Nature est détruite par l'homme moderne à un rythme jamais vu auparavant, le paganisme nous offre également des lignes directrices claires pour une interaction responsable avec l'environnement et l'écosystème. Dans le paganisme germanique, la Nature est une réalité globale : une structure de mondes interconnectés, tissés les uns autour des autres, liés entre eux, et se répondant l'un à l'autre. Le paganisme est le culte de la nature et de tous les êtres vivants. Il désapprouve la cupidité et suggère la modestie dans tous les aspects de la vie. La culture germanique ancienne était immergée dans différents creusets naturels qui déterminent la vie quotidienne. Elle constituait la reconnaissance de ces fondements, lesquels ont attiré l'attention sur les dieux et sur les pouvoirs qu'ils possédaient. Le paganisme germanique nous enseigne que nous avons une relation ancienne et durable avec le monde naturel qui nous entoure.

Par conséquent, le paganisme germanique ne constitue pas à nos yeux un passé depuis longtemps perdu, ni un culte "new age" à la mode, mais une sagesse ancestrale et une tradition ancienne qui nous offre une ligne directrice claire pour la vie contemporaine. Nous ne préconisons pas le retour à un passé mythique et romantique. Nous sommes progressistes, nous voulons aller de l'avant. Cependant, avec le paganisme germanique, nous sommes en mesure de combler le vide spirituel des temps modernes, et de nous réapproprier notre héritage dans un but révolutionnaire. Il promeut un monde dans lequel la communauté et la famille occupent une place  centrale, et dans lequel chaque individu a la capacité de penser, de choisir et d'agir pour lui-même. Il nous offre la vision du monde révolutionnaire dont nous avons besoin dans le vide social du XXIème siècle. Il nous apprend que c'est seulement à travers la communauté que nous pouvons reconstruire tout ce qui a de la valeur, et que c'est seulement par la communauté que nous pouvons déterminer de nouveau ce qu'est le «bien» et ce qu'est le «mal». Un regard sur notre passé païen nous offre un regard sur un autre avenir.

 

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En cette ère de mondialisation et d'aliénation généralisée, le peuple a été de multiples manières coupé de sa sagesse ancestrale. C'est seulement en se réappropriant cet héritage et en le rétablissant que nous pourrons ouvrir la voie vers une vie meilleure, plus exaltée et plus épanouissante. Cet héritage nous offre une cosmogonie alternative, libérée du dogmatisme oppresseur et du relativisme moral de notre époque moderne. Le paganisme germanique nous ouvre la voie vers un équilibre sain entre règles autoritaires et chaos incontrôlé, entre individualisme et collectivisme. Il constitue un bon guide pour la construction d'une société véritablement libre, pacifique et harmonieuse. Être païen signifie être en contact avec le monde autour de vous. Avec un sens des valeurs et de la communauté, il offre une réponse à la désillusion et à la monotonie d'un monde globalisé.

Bien que le paganisme germanique soit empreint d'une forte dimension particulariste, il revêt aussi une dimension universelle. Sous différentes formes, mais sensiblement de la même essence, nous retrouvons la sagesse du paganisme germanique chez toutes les autres religions de la Nature que le monde a connues et connaît encore. Les grandes migrations ont répandu les religions et les mythologies de l'Europe du Nord jusqu'à  l'Asie méridionale. Même les mythologies grecque et romaine affichent d'évidents parallèles avec le paganisme germanique. Même chez les autres religions de la Nature comme celles des tribus indigènes de certaines parties de l'Asie et de l'Amérique du Sud, qui ont maintenu leur style de vie primordial jusqu'à aujourd'hui, on peut déceler de fortes ressemblances avec la foi germanique. C'est parce que toutes ces religions de la Nature ont en commun le fait qu'elles puisent leur inspiration et leur vitalité dans les forces élémentaires de la nature. Toutes sont basées sur la réalité métaphysique que la Nature nous offre. Ainsi,  les peuples et des cultures de ce monde, dans leur grande diversité, ont chacun leurs propres sources ancestrales, au sein desquelles les sagesses de base nécessaires pour une vie en harmonie avec la Nature sont conservées. C'est seulement par l'apprentissage et par la connaissance de notre lointain passé que nous pourrons garantir un futur alternatif non seulement à nous-mêmes, mais aussi à l'humanité tout entière.

 Source : http://www.national-anarchist.net/2014/01/why-we-are-paga...

Traduction et adaptation par Hans Cany (31 mai 2015 EV)

 

 

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Wotan / Wodan / Woden / Odhinn / Odin 
Roi des Ases, dieu suprême du panthéon mythologique germano-nordique. Divinité borgne, il a perdu son œil gauche et s'est mortifié en se suspendant à l'arbre sacré, l'if Yggdrasil, qui prend racines dans les trois mondes de Jotunheim, de Niflheim, et de Asaheim. Il est entouré de ses deux corbeaux Huginn et Muninn (Pensée et Mémoire), qui chaque jour survolent le monde pour informer Wotan de ce qui s'y passe. Wotan, porteur de la lance, son attribut, est aussi flanqué de ses deux loups Geri et Freki.
(Hans CANY) 

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15/08/2013

Les jours de la semaine, un héritage europaïen

Avez-vous déjà noté les étonnantes similitudes et correspondances symboliques entre les noms que portent les jours de la semaine dans les différentes langues européennes ?...

Au-delà des évidentes parentés entre les langues de souche germanique (comme par exemple l'anglais et l'allemand), force est de constater, à quelques exceptions près, leurs remarquables concordances sur le plan symbolique, non seulement de par les noms des planètes auxquelles chaque jour fait référence, mais également et surtout de par les divinités et leurs attributions qui y sont associées.

Pour ne prendre qu'un exemple très simple, examinons de plus près les correspondances de ces noms entre trois langues européennes bien connues, le français, l'anglais, et l'allemand :



Français : Lundi ("Jour de la Lune")

Anglais : Monday ("Jour de la Lune")

Allemand : Montag ("Jour de la Lune")



Français : Mardi ("Jour de Mars", dieu de la guerre)

Anglais : Tuesday ("Jour de Tyr", dieu de la guerre)

Allemand : Dienstag  (« jour de Thincsus »), dieu de la guerre)



Français : Mercredi ("Jour de Mercure")

Anglais : Wednesday (Wodan's Day, "Jour de Wodan" ==>correspondance Mercure-Lug-Wodan/Odin)

Allemand : Mittwoch ("Milieu de la semaine" ==> sans correspondance)



Français : Jeudi ("Jour de Jupiter", dieu de la foudre)

Anglais : Thursday ("Jour de Thor", dieu de la foudre)

Allemand : Donnerstag ("Jour de Donar/Thor", dieu de la foudre)



Français : Vendredi ("Jour de Venus", déesse de l'amour)

Anglais : Friday ("Jour de Freya", déesse de l'amour)

Allemand : Freitag ("Jour de Freya", déesse de l'amour)



Français : Samedi ("Jour de Saturne")

Anglais : Saturday ("Jour de Saturne")

Allemand : Samstag ("Jour de Saturne")



Français : Dimanche ("Dominus Dies", interprétation chrétienne tardive où le Dieu biblique remplace le Dieu Soleil)

Anglais : Sunday ("Jour du Soleil")

Allemand : Sonntag ("Jour du Soleil")




Loin d'être le fruit de coïncidences liées aux hasards de l'évolution linguistique, ce fait en apparence anodin ne l'est pas du tout, puisqu'il illustre non seulement la pérennité des symboles mythologiques païens jusqu'à l'époque actuelle , mais aussi et surtout les étroites affinités spirituelles et culturelles ayant persisté de tous temps entre les divers peuples apparentés à l'indo-européanisme (quelles que soient les branches auxquelles se rattachent leurs langues respectives : germaniques, latines, celtiques, etc).

Le patrimoine spirituel et culturel de tous les peuples européens constitue bel et bien un creuset civilisationnel commun. Et c'est à nous, Européen(ne)s modernes, dépositaires de ces traditions ancestrales, qu'il incombe de retrouver la trace d'une mémoire trop longtemps occultée. Car, pour paraphraser Nietzsche, l'avenir appartient aux peuples qui auront la plus longue mémoire...

 

Hans CANY

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16:06 Publié dans Histoire, Spiritualité | Tags : hans cany, identité & racines | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |