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18/04/2016

Premier mai : célébration de la lutte des TRAVAILLEURS (et non "fête du travail")

 

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Malheureusement, peu de gens s'en souviennent : le premier Mai, en tant que jour férié et célébration revendicatrice dans le monde du travail, tire son origine de la commémoration du 1er Mai 1886, lorsqu'à Chicago (USA), la police ouvrit le feu sur les ouvriers grévistes. L'émeute qui s'ensuivit aboutit peu après à la condamnation à mort de huit  grévistes, dont quatre -tous anarchistes- furent effectivement pendus. Ces quatre socialistes libertaires avaient pour noms Spiess, Fischer, Parsons et Engel. Bien qu'abondamment récupérée par les marxistes et autres socio-démocrates, ce ne sont donc pas des martyrs issus de leurs rangs, qui sont à l'origine de cette date emblématique.

Beaucoup plus tard en France, en 1941, le maréchal Pétain fit de la date du 1er Mai une fête officielle doublée d'un jour férié, mais en opérant un subtil glissement sémantique conforme aux valeurs de l'idéologie qu'il entendait promouvoir : de Fête des travailleurs, le 1er Mai devint ainsi..."Fête du travail". La nuance est de taille, même si elle a échappé et échappe toujours au plus grand nombre...

Aujourd'hui encore, nombreux sont les gens qui, relayant une altération sémantique parfaitement révélatrice de l'idéologie dominante, entretenue par les politiciens comme par les médias, continuent de parler en toute bonne foi de "fête du travail". Alors que cette appellation ne reflète en réalité qu'un détournement de son sens originel, le but recherché étant, bien évidemment, de lui ôter tout caractère véritablement revendicatif, et donc potentiellement subversif. Avril 2012 aura même vu une nouvelle tentative de récupération réactionnaire par la voix du machiavélique et démagogique Sarkozy, qui n'aura pas hésité à parler de prétendue fête du "vrai travail", opération de propagande électorale placée sous l'égide de son parti, l'UMP. Un soi-disant "vrai travail" que le sinistre sire entend sans doute opposer à un hypothétique  "faux travail", dans le but évident de diviser les travailleurs en les opposant les uns aux autres... Aux travailleurs, aux travailleuses de contrer aujourd'hui ce type de grossiers subterfuges. A eux, à elles de ne pas être dupes des exploiteurs capitalistes ni de leurs manoeuvres fallacieuses, et de permettre au 1er Mai de retrouver ses lettres de noblesse.  A commencer par sa véritable nature, sa nature originelle : celle d'une fête des TRAVAILLEURS, et non d'une vague fête "du travail", socialement neutralisée.

Le premier mai est donc historiquement un jour emblématique, symbolisant la lutte pour l'émancipation sociale. Si jadis celle-ci a pu prendre la forme d'un juste combat pour que le strict minimum soit au moins accordé aux salariés, il convient de nos jours de la faire accéder à un niveau supérieur. Il ne s'agit plus, à présent, de réclamer des salaires "plus justes" ou des conditions de travail décentes, lesquels ne sont jamais que le strict minimum, la moindre des choses pour celles et ceux qui y sont assujettis. Le nouvel enjeu de notre époque est d'exiger avec force et détermination une réduction significative du temps de travail, et, à terme, l'abolition pure et simple de l'esclavage salarié.


Hans CANY

 

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13:06 Publié dans Politique | Tags : national-anarchisme, hans cany, autogestion, anarchisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

19/02/2016

Effondrement du communisme, trahison des socialistes et nécessité urgente d'un mouvement et d'une idéologie de défense populaire

 

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  Le grand capitalisme anonyme, la bourgeoisie imbécile et les bâfreurs de propagande fêtent leur triomphe. L'URSS n'existe plus, la Chine s'ouvre aux investissements financiers, Fidel Castro est sans soutien. En Roumanie et en Lituanie, des électeurs incorrigibles ont bien réélu librement des communistes. Mais que pèsent ces minuscules pays sur l'échiquier mondial ?

  En France, les dirigeants socialistes roses très pâles ont tout trahi et tout renié. Le gros Mauroy a osé dire au début du premier septennat Mitterrand que son gouvernement n'avait rien de marxiste, ce dont l'ouvrier le plus borné avait pu se rendre compte. Il a un peu plus tard affirmé que la supériorité du monothéisme ne serait pas remise en cause, trahissant ainsi la laïcité de l'État et de nobles penseurs de gauche comme Ernest Renan.

  Lors de la lâche agression contre l'Irak, le gouvernement « socialiste » s'est comporté en fidèle carpette des Américains et des sionistes ; seul Chevènement a osé se distancer de ce crime. Badinter a fait relâcher un gangster peu après impliqué dans des affaires de sang. Lionel Jospin a donné un insurpassable exemple de lâcheté et de report des responsabilités sur le lampiste dans l'affaire des tchadors, violant du même coup la laïcité de l'État et de l'école publique. Pierre Joxe a voulu désarmer la police face à des banlieues bourrées d'armes. Édith Cresson a parlé des Anglais non en termes dignes d'un chef de gouvernement, mais comme une petite va-de-la-gueule. Et tout ce beau monde barbouillé de sang contaminé aurait sacrifié l'agriculture française aux exportateurs américains si la colère paysanne n'avait pas fait front contre le désastre.

  Cet effondrement du marxisme rouge et cette déliquescence du marxisme rose laissent un vide dangereux et même dramatique. Pourtant jamais la phrase du chancelier Erhard au début des années 60 n'a été d'une telle actualité. Cet homme d'État allemand sans génie avait pourtant exprimé une évidence : « Le communisme est une bonne question, mais une mauvaise réponse ». Il n'envisageait que les impasses économiques prévues depuis longtemps par Hegel, Karl Marx et Jean Jaurès. Oswald Spengler aussi avait prévu cette situation d'engorgement, mais son analyse arrêtée à mi-chemin lui fait conseiller « l'Impérialisme comme porte de sortie » ( titre d'un chapitre du Déclin de l'Occident ). Nous savons aujourd'hui que cette solution, cette « porte de sortie », est provisoire, donc inexistante.

 L'heure est grave, grave à la fois pour la dignité humaine et pour la liberté. On nous parle déjà de nécessités de sacrifices. Nous savons ce que veut réellement dire ce langage : les sacrifices, ce seront les salariés qui auront à les supporter, pendant qu'actionnaires et parasites de toutes sortes ne renonceront pas à un iota de leur standing, de leurs gaspillages insultants. N'oublions pas que les débuts de l'ére industrielle ont porté la misère jusqu'à provoquer des actes de cannibalisme en Angleterre, qu'à cette époque police et armée tiraient sans problèmes sur les salariés contestataires. Les canuts lyonnais, les tisserands allemands, les mineurs anglais, les ouvriers socialistes des journées de Juin 1848 ( plus de dix mille morts dans Paris ) en ont fait l'expérience. Allons-nous revivre cela ? Rien d'impossible. Le capitalisme est au bord de la faillite mondiale et il se défendra comme une bête mauvaise.

  Et les impasses économiques ne sont pas les seules : il en est de pires, celles de la surpopulation et de la pollution notamment.

  Nous allons être confrontés au chaos. Les rênes échappent à ceux qui furent les maîtres du jeu. C'est pourquoi ils se crispent dans des mesures d'étouffement de la pensée libre.

  Les universités américaines ou l'on ne se demande plus si une idée est juste ou fausse, mais si elle est politically correct, la loi Fabius-Gayssot, l'arbitraire total sur le droit d'annonce exercé par les agents du système, le viol de la tradition universitaire pour empêcher la soutenance d'une thèse individualiste et antiétatiste, tout cela est à mettre dans le même sac, tout cela est la crispation de la Bête qui se sait condamnée et tente de prolonger son invisible dictature.

  Les ouvriers, les paysans, tous ceux qui pensent à l'avenir de leurs enfants doivent de suite élaborer des structures économiques et sociales de remplacement. J'ai tenté de le faire dès Mai 1968. Mes propositions ont alors été repoussées avec colère par des marxistes bornés et prétentieux.

  Je sais bien que, tout comme le communisme, mon socialisme libertaire ne s'édifiera pas d'un coup de baguette magique. Mais avant de se mettre en route il faut d'abord savoir où on veut aller. Les obstacles et les méandres du chemin sont alors dominés un à un.

 

Les raisons de l'échec du marxisme tiennent surtout à deux facteurs :

  1 ) La suppression de l'entreprise privée, donc de la liberté d'initiative, a paralysé les bonnes volontés et étouffé la joie du travail. La tentative du stakhanovisme et tout le baratin officiel sur les héros du travail n'ont été qu'un pétard mouillé. L'aliénation du salarié, que le marxisme se vantait de supprimer, a été plutôt aggravée.

  2 ) Le gigantisme industriel et agricole a encore augmenté cette aliénation, car un homme ne peut se sentir intégré qu'à des ensembles qu'il domine par son esprit. Des échos précis sur la gabegie dans les grandes fermes américaines m'ont convaincu que cette gabegie n'y est pas moindre que dans les kolkhozes.

  À cela il ne faut pas manquer d'ajouter le dogmatisme stupide des dirigeants communistes qui ont toujours voulu justifier leurs théories contre les plus criantes évidences concrètes.

 

  Pour échapper a l'aliénation et à l'indifférence, il faut donc la liberté d'entreprise, mais réglementée par un contrat social qui abolisse le parasitisme, donc le capitalisme anonyme. Il faut aussi des unités de production à l'échelle humaine, une parfaite transparence sur le coût des matières premières et de l'énergie, sur la destination et les prix de vente réels de la production. Disons de suite qu'une telle économie exige la priorité des marchés locaux et régionaux, pour paraphraser De Gaulle « un monde des patries », des petites patries, de ce que les Allemands appellent die Heimat ( mot parent du concept de 'home' en anglais ), car les grandes patries, les nations sont des statures vagues manipulées par les États, eux-mêmes larbins du capitalisme.

  Il faut changer d'échelle de comparaison des valeurs et sortir des actuels systèmes monétaires. Le principe étant posé que matières premières et énergie sont des biens collectifs, il devient possible de définir la valeur d'un produit par le temps de travail nécessité. En refusant la base monétaire comme système d'évaluation, en recourant à la Getreide Einheit ( unité céréale énergétique ) les Allemands de l'après-guerre se sont épargnés bien des erreurs.

  Le but serait donc d'aboutir à des communautés humaines qui renoncent à toute lourdeur fiscale, ne tirent leurs revenus pour les services publics que de la vente des matières premières et de l'énergie. Les entreprises seraient fondées et gérées uniquement par des personnes exerçant une fonction réelle dans leur entreprise. Celle-ci devrait fournir en permanence une comptabilité affichée consultable et contestable à la fois par les salariés, les clients et les concurrents. La répartition des bénéfices serait réglée par contrats collectifs.

  Utopie ? Voire… Il est bien probable que ce court schéma a besoin de pages de compléments. Que chacun y réfléchisse et apporte précisions et améliorations ! La victoire sur l'exploitation, sur le chaos, sur l'aliénation et le nihilisme qui en résulte passe par ce travail.

Robert Dun

(in L'HOMME LIBRE, fils de la Terre, Septembre 1993)

 

19:18 Publié dans Politique | Tags : robert dun, anarchisme, autogestion, national-anarchisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

11/07/2015

Ce qu'est la Ligue Nationale-Anarchiste (L.N.A.)

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La Ligue Nationale-Anarchiste (L.N.A.), comme son nom l'indique, est une ligue dont l'objectif est de fédérer les nationaux-anarchistes de langue française dans le monde entier. La L.N.A. constitue une section francophone autonome du mouvement National-Anarchiste (National-Anarchist Movement, N-AM) mondial.


La L.N.A. est un réseau de liaisons, de contacts et d'amitiés pour l'expression et l'action nationales-anarchistes, et s'emploie à combattre toutes les formes de conformisme, y compris le conformisme dogmatique qui imprègne une grande partie des milieux "anars" ou "libertaires" conventionnels.

La L.N.A. est constituée par l'association libre et volontaire de nationaux-anarchistes francophones de toutes origines raciales et ethniques, quel que soit leur pays de résidence.


La L.N.A. n'est pas, à proprement parler, une organisation.
Elle est davantage une tribune d'expression de la pensée nationale-anarchiste, et est avant tout un "think tank", un laboratoire d'idées, un cercle de réflexion. Constituant une association d'individus et d'esprits libres, elle se refuse catégoriquement à "organiser", ce qui reviendrait à réglementer une idée commune de la liberté, et à enfermer le national-anarchisme dans des dogmes figés et uniformisants.


Notre formule d'association par la LIBRE ENTENTE, résiliable à la volonté de chacun(e), sans cartes, sans adhésion bureaucratique, sans hiérarchie, sans "dirigeants" ni cotisations imposées, est la seule formule qui soit acceptable pour l'anarchiste authentique, la seule qui permette des initiatives collectives basées sur l'acceptation volontaire et la conscience individuelle.
En outre, la L.N.A. préconise pour chacun la voie de l'action individuelle, chaque national-anarchiste ne parlant qu'en son propre nom. Il peut donc y avoir chez nous une grande variété de conceptions de l'anarchisme, d'opinions, de points de vue, et il est bien entendu nécessaire de faire écho à tous. Les nationaux-anarchistes ne sont pas tous systématiquement d'accord entre eux. Leurs orientations et références respectives peuvent être très différentes les unes des autres, voire diverger plus ou moins fortement. Néanmoins, au-delà de ces différences plus ou moins marquées, les nationaux-anarchistes partagent un certain nombre de valeurs et de principes fondamentaux, qui constitue leur socle doctrinal commun, et qui les distinguent clairement des anarchistes conventionnels.

Entre notre L.N.A. et les diverses organisations dites "anars" ou "libertaires", la différence n'est, de prime abord, pas particulièrement flagrante aux yeux d'un néophyte. Mais pour les plus avertis, cette différence est de taille.
Notre position peut se résumer comme suit :


. Contrairement à l'approche gauchiste de la mouvance dite "libertaire" ou "anarchiste", le national-anarchisme ne condamne et ne rejette aucunement les concepts de nations, de patries, de frontières, de peuples, de races et d'ethnies. Résolument opposé à tout racisme (hiérarchisation des races et des ethnies), à tout racialisme (le fait racial considéré comme moteur central de l'Histoire) comme à tout suprémacisme, le national-anarchisme authentique promeut la reconnaissance et la préservation des héritages et des particularismes ethno-culturels, et prône en conséquence l'ethnodifférentialisme, ou ethnopluralisme. Le national-anarchisme distingue la Nation réelle (communauté organique réelle) de l'Etat (institution administrative autoritaire, hiérarchisée et plus ou moins centraliste). Par conséquent, les nationaux-anarchistes prônent la destruction, l'abolition totale de l'Etat-Nation, et le droit fondamental à l'autodétermination et à la sécession pour toutes les nations réelles, pour toutes les communautés et groupes humains librement constitués sur des bases affinitaires et/ou d'héritages ancestraux communs : affinités d'ordre linguistique, ethno-racial, religieux/spirituel, politique, philosophique etc. De ce positionnement découle logiquement un refus de toute hiérarchie entre les nations, de tout centralisme uniformisant, assorti d'un soutien global à la plupart des autonomismes et des velléités séparatistes et/ou fédératives. Les nationaux-anarchistes adhèrent par conséquent aux principes du fédéralisme intégral (interne comme externe, à tous niveaux), du socialisme autogestionnaire non-étatique, du droit à la territorialité souveraine, de l'écologie profonde, de même, pour nombre d'entre eux du moins, à ceux de la démocratie directe. Les nationaux-anarchistes s'opposent à l'oppression étatique, de la même façon qu'ils rejettent et combattent également l'impérialisme, le sionisme et toutes formes de colonialisme.

. Tous ceux qui ont voulu faire de l'anarchisme une "organisation" de type gauchiste (genre FA, CNT, AL, UA, OCL etc) sont des gens ayant des attaches solides avec les milieux syndicalistes réformistes, ainsi qu'avec divers milieux politicards non-anarchistes. Par exemple, beaucoup d'éléments de la FA et de la CNT fricotent allègrement avec le PS ou les trotskards, et les orgas comme l'OCL ou "Alternative Libertaire" (sic) sont carrément constituées de crypto-marxolâtres qui s'acoquinent avec les trotskards du NPA (ex-LCR), ainsi qu'avec des structures syndicales comme la CGT, SUD, "Solidaires" etc. Ces organisations relaient en outre tous les poncifs de l'extrême-gauche marxistoïde, et s'investissent fortement dans tous les combats d'arrière-garde du gauchisme militant : hystérie "antifasciste", soutien aux "sans papiers" et à l'immigration massive sous couvert de "libre circulation", engagement dans des mouvements sociétaux prônant l'hypersexualisation et la théorie du genre, dans le lobbying de minorités sexuelles ou libéro-féministes (LGBT, Femen...), participation à des mouvements "sociaux"estudiantins etc.

. Les diverses organisations gauchistes dites "anarchistes" ou "libertaires" acceptent en leur sein des Francs-Maçons qui les noyautent, et dont on peut légitimement mettre en doute la bonne foi. Le fait est pourtant dépourvu de toute équivoque : initié secrètement au sein de structures fortement hiérarchisées et élitistes, un Franc-Maçon ne peut tout simplement pas être anarchiste. Les idéaux et les intérêts maçonniques divergent radicalement de ceux des anarchistes authentiques, a fortiori depuis le début du XXème siècle. Ce sont en effet les Francs-Macs de diverses obédiences qui ont fait de la FA, par exemple et entre autres, le véritable "parti" ou plurtôt groupuscule "anarchiste" qu'elle est aujourd'hui. Le syndicaliste qui, dans le secret des loges, fraternise avec le patron, le banquier, le politicien véreux, le magistrat et le flic, tout ça dans un but tout aussi obscur que douteux, voila ce qui devrait, pour le moins, éveiller la méfiance de tout anarchiste sincère et conscient. Les nationaux-anarchistes dénoncent l'action et l'influence néfastes exercées par les diverses obédiences maçonniques non seulement au niveau politico-social de façon globale, mais aussi, à un niveau plus restreint, sur beaucoup de mouvements se voulant plus ou moins contestataires et radicaux.


Voila donc, en résumé, ce qui nous sépare de toute cette soupe "libertaire", qui cherche toujours à nous calomnier à bon compte et à nous discréditer par tous les moyens. Méfiez-vous de ces organisations gauchardes qui prétendent incarner une sorte d' "orthodoxie" au nom d'un arbitraire monopole idéologique, et qui, sous leurs vocables de "Fédération", d' Union", de "Confédération" ou d' "Alternative" ne cherchent qu'à vous embrigader, le plus souvent sous la houlette d'opportunistes et d'arrivistes qui ne font que passer rapidement dans ces organisations prétendument "anars". Tout ceci sous le regard bienveillant des gens de pouvoir, et donc avec la complicité du système autoritaire et hiérarchique. Comme les petits-bourgeois de mai 68, ces gens-là passeront facilement du pétard au cigare...

Même si nous devions toujours rester seuls, nous autres, nationaux-anarchistes de la L.N.A., aurons clairement affirmé notre refus catégorique de nous soumettre à une certaine pensée unique. Nous ne sommes ni des moutons, ni les idiots utiles de personne. Nous aurons au moins la satisfaction de nous être affirmés en tant que force émancipatrice mais enracinée, et d'avoir su repousser avec force les compromissions diverses et variées qui orientent toute rébellion vers des voies de garage aux finalités douteuses, quand elles ne la canalisent pas purement et simplement par le biais de récupérations malhonnêtes. C'est cela, selon nous, la raison d'être de la L.N.A.


Nous n'avons pas à "repenser" l'anarchie avec chaque période. L'anarchisme national, patiotique, n'a rien d'un oxymore ni d'une invention récente, puisque ce courant de pensée était déjà en gestation chez différents "pères" de l'idéal anarchiste, à commencer par Pierre-Joseph PROUDHON, Mikhaïl BAKOUNINE ou encore Gustav LANDAUER, pour ne citer que trois d'entre eux. L'anarchie n'a pas non plus à se positionner "à gauche" (du Système) ni "à droite" (du Système). L'anarchie selon nous n'est ni "de droite" ni "de gauche" : elle se situe EN-DEHORS ET EN FACE.

Le national-anarchisme n'est donc ni un "anarchisme de droite", ni un gauchisme libéral-libertaire, ni un "libertarianisme" ultra-libéral et cosmopolite, ni un nationalisme de type étatique. Le national-anarchisme est aujourd'hui une idée renaissante, une force d'avenir qui se développe inexorablement dans le monde entier, au sein de chaque pays, de chaque nation, et en toutes langues. Le but de la L.N.A., librement associée au N-AM inter-national, c'est d'en faire entendre et connaître la voix, et d'oeuvrer dans un but constructif.

Ligue Nationale-Anarchiste
Le 11 juillet 2015 de l' Ere Vulgaire

 

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04/07/2015

Notre fédéralisme va bien au-delà du principe de subsidiarité

 

Le fédéralisme intégral dont nous autres, nationaux-anarchistes, nous nous réclamons, se projette plus loin que le fameux principe de  subsidiarité  auquel se réfèrent  les uns comme les autres.

Pour résumer la problématique  en peu de mots, disons simplement que le principe de subsidiarité consiste en une certaine "décentralisation", en ceci qu'il entend permettre aux localités de décider et d'appliquer ce qu'il est "possible de faire" localement.

En clair, la subsidiarité se borne donc à la délégation d'une partie des pouvoirs du centre vers la périphérie, sans remettre en question le moins du monde la prédominance de ce pouvoir central. A contrario, le fédéralisme intégral auquel nous nous référons implique une réelle autonomie des collectivités locales, et une authentique émancipation des individus-citoyens. Il n'entend pas juste déléguer une partie des prérogatives du centre suzerain vers une périphérie vassale, mais bel  et bien affranchir ladite périphérie  de la tutelle du centre, en  lui donnant des prérogatives réelles et qui ne se limitent pas à des questions d'ordre plus ou moins secondaire.

En somme, la subsidiarité, même si elle peut éventuellement être perçue comme une étape, une avancée dans un sens positif, ne saurait en aucune manière être un but en soi. L'objectif réel, à ne jamais perdre de vue, étant l'autonomie substantielle, via le principe fédératif, et dans un cadre fédéral, voire confédéral.


La préface au "Principe fédératif" de Proudhon, dont je reproduis le texte plus bas, développe cette distinction essentielle qu'il convient d'opérer entre simple subsidiarité -accommodable à plus ou moins toutes les sauces- et fédéralisme authentique.

Hans CANY


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Préface au "Principe fédératif" de Pierre-Joseph PROUDHON
(Editions ROMILLAT)

 

Du PRINCIPE FÉDÉRATIF au PRINCIPE DE SUBSIDIARITÉ


Fédéraliste, anarchiste, utopiste : il n'en faut pas plus pour vous déconsidérer à tout jamais auprès des gens sérieux. Jugez-en par vous-mêmes en tentant l'expérience suivante: au cours d'une réunion entre amis, proposez de débaptiser la République Française, et de la renommer République Fédérale de France. Le résultat est garanti.
On vous menacera des pires catastrophes, on vous annoncera la fin de la France, on dénoncera sa germanisation accélérée ou son américanisation inéluctable... Comme si l'adoption d'une Constitution fédérale nous promettait le démembrement du territoire national, l'indépendance des bretons, des corses, des basques et pourquoi pas le retour de Nice et de la Savoie à quelque Padanie indépendante !

Proudhon notait déjà: « Le peuple français se démoralise, faute d'une idée. L’intelligence de l'époque et de la situation lui manque : il n'a conservé que l'orgueil d'une initiative dont le principe et le but lui échappent. Aucun des systèmes politiques qu'il a essayés n'a pleinement répondu à son attente, et il n'en imagine pas d'autre.»

Qu'opposerait-il à cette démoralisation?

 

PRINCIPE FÉDÉRATIF versus PRINCIPE DE SUBSIDIARITÉ


Si l'on s'avise à chercher à quels éléments théoriques se réfèrent aujourd'hui les partis politiques français se revendiquant de l'idée fédéraliste - malicieux, Proudhon, à qui on ne fait pas facilement prendre des vessie pour des lanternes, souligne à ce propos « que de fois le moyen-âge ,n'a-t-il pas vu les Gibelins se faire Guelfes, et les Guelfes se changer en Gibelin! » -, on trouvera que tous mettent en avant le principe de subsidiarité.

On ne sait pas toujours que ce principe ressort de la doctrine sociale de l’Église catholique. Que dit l’Église ? Qu'un dirigeant ne doit pas faire ce que ses subordonnés ont la capacité et le pouvoir de réaliser eux-mêmes. Elle condamne non seulement l'abus de pouvoir, mais dénonce cette action comme péché dont le dirigeant se rend coupable. Transposé au plan politique, la Région ne doit pas faire ce que peut faire la Commune, et l’État ce que peux faire la Région. Encore que l'on sache mal ici, lorsqu'il y a faute, quelle est la sanction.

Peu de références dans les discours à la théorie fédérative.

L'idée de Fédération semble donc en France définitivement corrompue d'anarchie. C'est la Gaule avant César, la Fronde, la Gironde et la Commune acharnées à la perte de la Nation. Parler de Proudhon ne fait dès lors que mettre le feu aux poudres. Et pourtant...

Revenons un instant au principe de subsidiarité. S'opposant à toutes les formes de collectivisme, l’Église catholique, qui se qualifie ici d'«experte en humanité», stipule à ce sujet que « ni l’État ni aucune société ne doivent jamais se substituer à l'initiative et à la responsabilité des personnes et des communautés intermédiaires au niveau où elles peuvent agir, ni détruire l'espace nécessaire à leur liberté.»   ( Congrégation pour la doctrine de la foi, Instruction sur la liberté chrétienne et la libération, septembre 1984).

On ne peux qu'approuver, reconnaitre le chemin parcouru depuis Vatican II, juger favorablement l'éloignement des théories ultra-montaines qui étaient encore celle de l’Église au siècle dernier - même si l'oubli semble venir un peu vite laver le passé anti-humaniste des anciens «expert en humanité» ...

Certes. Mais refuser que l’État ou la société ne s'immiscent indûment dans la sphère privée, c'est encore admettre l’assujettissement de l'homme à un pouvoir qui lui est extérieur. C'est préjuger d'une organisation verticale hiérarchisée de la société où, si l'on dénonce comme péché l'abus de pouvoir, on encourage la subordination des citoyens. Le peuple souverain se voit reconnu son droit de déléguer librement et démocratiquement son pouvoir aux élus et à l’État ; il leur doit en retour une tranquille obéissance.

Rien de tel chez Proudhon.

Ce n'est pas à l’État ou un monarque qui délègue son pouvoir de haut en bas à chaque étage de la hiérarchie sociale, mais à l'inverse un échange contractuel, où l'on se délègue de souveraineté que si s'avère indispensable à l’exécution d'un projet commun.

Il veut l'homme libre. Il écarte sans hésiter la discipline coercitive. Pas de "lendemains qui chantent" ou d'impératifs religieux auxquels asservir l'individu.

 

LE CONTRAT


L'idée de contrat est pour lui l'idée dominante de la politique. Seul le contrat peut équilibrer l'Autorité et la Liberté, qui pour l’État en désordre et ruine, pour les citoyens en oppression et misère.

Le contrat social par excellence est le contrat de fédération « dont l'essence est de réserver toujours plus aux citoyens qu'à l’État, aux autorités municipales et provinciales plus qu'à l'autorité centrale.»

C'est par contrat - on voudrait pouvoir écrire, de puissance à puissance - que s'organisent les délégations des citoyens entre eux, d'eux à la commune et à la région, de la région à la fédération.

Contrats révisables, soumis au contrôle permanent des parties, et bien sûr dénoncés dès lors qu'il y aurait rupture des termes contractuels.

Ainsi « les contractants se réservent toujours une part de souveraineté et d'action plus grande que celle qu'ils abandonnent. Juste le contraire de ce qui a lieu dans les anciens systèmes, monarchiques, démocratiques et constitutionnels, où, par la force des situations et l'entrainement des principes, des particuliers et les groupes sont censés abdiquer entre les mains d'une autorité imposée ou élue leur souveraineté tout entière, et obtiennent moins de droits, conservent moins de garantie et d'initiative, qu'il ne leur incombe de charges et de devoirs.»

 

Rien non plus qui puisse donner prise à la bureaucratisation :

« Dans une société libre, le rôle de l’État ou Gouvernement est par excellence un rôle de législation, d’institution, de création, d'inauguration, d’installation ; - c'est le moins possible, un rôle d’exécutif, par lequel on désigne un des aspects de la puissance souveraine qui a singulièrement contribué à fausser les idées. L’État n'est pas un entrepreneur de services publics, ce qui serait l'assimiler aux industriels qui se chargent à forfait des travaux de la cité. L’État, soit qu'il édicte, soit qu'il agisse ou surveille, est le générateur et le directeur suprême du mouvement ; si parfois il met la main à la manœuvre, c'est à titre de première manifestation, pour donner l'impulsion et poser un exemple. La création opérée, l’installation ou l'inauguration faite, l’État se retire, abandonnant aux autorités locales et aux citoyens l’exécution du nouveau service. »

 

28/04/2015

1er Mai, fête des TRAVAILLEURS, et non "fête du travail" !

hans cany,autogestion,national-anarchisme

 

Malheureusement, peu de gens s'en souviennent : le premier Mai, en tant que jour férié et célébration revendicatrice dans le monde du travail, tire son origine de la commémoration du 1er Mai 1886, lorsqu'à Chicago (USA), la police ouvrit le feu sur les ouvriers grévistes. L'émeute qui s'ensuivit aboutit peu après à la condamnation à mort de huit  grévistes, dont quatre -tous anarchistes- furent effectivement pendus. Ces quatre socialistes libertaires avaient pour noms Spiess, Fischer, Parsons et Engel. Bien qu'abondamment récupérée par les marxistes et autres socio-démocrates, ce ne sont donc pas des martyrs issus de leurs rangs, qui sont à l'origine de cette date emblématique.

Beaucoup plus tard en France, en 1941, le maréchal Pétain fit de la date du 1er Mai une fête officielle doublée d'un jour férié, mais en opérant un subtil glissement sémantique conforme aux valeurs de l'idéologie qu'il entendait promouvoir : de Fête des travailleurs, le 1er Mai devint ainsi..."Fête du travail". La nuance est de taille, même si elle a échappé et échappe toujours au plus grand nombre...

Aujourd'hui encore, nombreux sont les gens qui, relayant une altération sémantique parfaitement révélatrice de l'idéologie dominante, entretenue par les politiciens comme par les médias, continuent de parler en toute bonne foi de "fête du travail". Alors que cette appellation ne reflète en réalité qu'un détournement de son sens originel, le but recherché étant, bien évidemment, de lui ôter tout caractère véritablement revendicatif, et donc potentiellement subversif. Avril 2012 aura même vu une nouvelle tentative de récupération réactionnaire par la voix du machiavélique et démagogique Sarkozy, qui n'aura pas hésité à parler de prétendue fête du "vrai travail", opération de propagande électorale placée sous l'égide de son parti, l'UMP. Un soi-disant "vrai travail" que le sinistre sire entend sans doute opposer à un hypothétique  "faux travail", dans le but évident de diviser les travailleurs en les opposant les uns aux autres... Aux travailleurs, aux travailleuses de contrer aujourd'hui ce type de grossiers subterfuges. A eux, à elles de ne pas être dupes des exploiteurs capitalistes ni de leurs manoeuvres fallacieuses, et de permettre au 1er Mai de retrouver ses lettres de noblesse.  A commencer par sa véritable nature, sa nature originelle : celle d'une fête des TRAVAILLEURS, et non d'une vague fête "du travail", socialement neutralisée.

Hans CANY

 

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20/03/2014

VIDEO : Qu'est-ce que le NATIONAL-ANARCHISME ?

Voici la toute première vidéo nationale-anarchiste francophone de présentation.
A diffuser et partager massivement.

Sur Youtube :

 

Sur Dailymotion :


Qu'est-ce que le NATIONAL-ANARCHISME ? par Farkasember

 

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04/12/2013

Le National-Anarchisme : un oxymore ?

Notre conception du mot «Nation» ne se rapporte absolument pas à une quelconque entité étatique (nous rejetons et combattons évidemment l' «Etat-Nation»), mais se rapporte à une entité FACTUELLE, à une collectivité naturelle et organique d'individus, qui se regroupent volontairement sur la base d'affinités communes (ethniques, culturelles, linguistiques, idéologiques, philosophiques...), et constituent ainsi une NATION à part entière, au sens profond, réel et noble du terme. En quoi une telle conception de la Nation serait-elle donc soi-disant «incompatible» avec l'idée anarchiste, n'en déplaise à certains ?...

Refusez de croire les calomnies et les contre-vérités que certaines crapules déversent sans relâche sur notre dos, et donnez vous donc plutôt la peine de lire ce qui suit, pour découvrir ce que nous sommes réellement !

L'idée d'anarchisme « patriotique » ou « national » n'a rien d'une invention nouvelle.

Pour ne mentionner que quelques exemples historiques parmi d'autres, Proudhon et Bakounine affichaient une conscience nationale/ « identitaire » très marquée. Ce fut également le cas de Louis-Auguste Blanqui. Ce dernier, même s'il n'était pas anarchiste au sens strict du terme, se réclamait malgré tout d'un socialisme révolutionnaire dont certains aspects sont étroitement apparentés au socialisme libertaire, et il est aussi le père de la fameuse formule « Ni Dieu ni Maître », si chère aux  anarchistes athées. Le théoricien anarchiste allemand Gustav Landauer (1870-1919), qui était de tendance individualiste (Nietzsche/Max Stirner), n'hésitait pas lui non plus à affirmer son « nationalisme ». Il proclamait : "Les différenciations nationales sont des facteurs de première importance pour les réalisations à venir de l'humanité, pour ceux qui savent distinguer de l'abominable violence étatique le fait vigoureux, beau, et pacifique de la Nation." Par le terme de "nation", Landauer comme Bakounine se référait à une entité organique, factuelle, et non pas à une entité politique. Et comme Bakounine, il se positionnait en faveur de l'autonomie de tous les peuples, dans un contexte libertaire et anti-impérialiste. En Ukraine, pendant la révolution russe, Nestor Makhno a lui aussi brillamment incarné cette tendance pendant la légendaire épopée de la « Makhnovtchina » (1918-1921). L'anarchisme qu'il prônait savait faire la distinction entre les notions de patrie et d' Etat ("Etat-Nation"). Makhno et ses partisans étaient d'authentiques patriotes ukrainiens qui combattaient pour la Liberté, à la fois contre les tyrannies tsariste, bolchevique, et étatique. Leur combat revêtait aussi la dimension d'une lutte de libération nationale, et était empreinte d'un sentiment identitaire très prononcé. Le tout, bien sûr, sous les plis du drapeau noir. Beaucoup d' "anars" contemporains feraient mieux de s'inspirer de leur souvenir, au lieu de verser dans un "antipatriotisme" et un "internationalisme" marxistoïde bête et méchant, qui fait au final le jeu du libéralisme apatride, et donc du Système dominant... Et au lieu de rejeter systématiquement le "passé" sous le seul prétexte qu'il s'agit du passé ! La confusion savamment entretenue dont fait aujourd'hui l'objet le terme de "nation", systématiquement assimilé au concept d'"Etat-Nation", doit désormais être dénoncée.

Les Nationaux-Anarchistes ont pour but la création de communautés décentralisées, indépendantes de toute entité étatique, et reposant sur l'association libre et volontaire d'individus se regroupant sur la base de leurs affinités (ethniques, culturelles, philosophiques...). Rejetant toute forme de pouvoir imposé, ils lui opposent la notion de Souveraineté, en vertu de laquelle les individus librement associés peuvent occuper leur propre territoire précisément délimité, et y vivre selon leurs propres choix, coutumes et principes. Ces espaces peuvent ainsi être régis de façon très différente les uns des autres, offrant à chacun un vaste éventail de possibilités en fonction de ses choix et aspirations, ainsi qu'une alternative véritable à la dictature de la majorité improprement nommée «démocratie» au sein des Etats-Nations. De surcroit, ces communautés autonomes peuvent éventuellement choisir de s'associer entre elles sur la base de leurs propres affinités et se fédérer, pouvant même aller jusqu'à s'associer plus largement sous la forme de confédérations (fédérations de fédérations), respectant et préservant l'autonomie de chaque composante, à tous niveaux. Il s'agit là d'une alternative véritable à tous les dogmes idéologiques de «droite» comme de «gauche», que ceux-ci se veuillent «modérés» ou «extrêmes». Une alternative qui respecte à la fois la liberté de l'individu, la liberté des collectivités volontaires d'individus, et la grande diversité du genre humain, richesse inestimable qu'il convient de préserver de toute uniformisation d'essence totalitaire.

Au delà des clivages systémiques ineptes de la gauche et de la droite, le National-Anarchisme est à présent implanté dans de nombreux pays du monde. Le développement de notre mouvance est à présent inexorable, rien ne parviendra à le stopper. Et les manigances de ceux qui cherchent à la discréditer sur la base de sophismes fallacieux resteront pitoyablement vaines.

Hans CANY
 

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15/08/2013

ECRASONS LA HIERARCHIE !

Quelle hiérarchie ?

Celui qui jette un simple coup d'oeil sur la question se trouve en face d'un système dont la complexité est sans doute la meilleure défense. Il n'existe pas, en effet, une seule mais plusieurs hiérarchies. Il y a la hiérarchie par échelons dans un même métier. Un instituteur, en occupant le même poste, monte de classe au bout d'un certain nombre d'années, soit à l'ancienneté, soit au choix : le traitement augmente avec l'âge. Il y a la hiérarchie par échelles (catégories d'emplois), chaque échelle comprenant également des échelons.Il y a enfin la hiérarchie basée uniquement sur la catégorie de l'emploi : manoeuvre, manoeuvre spécialisé, ouvrier qualifié, etc, jusqu'à l'ingénieur, le directeur du personnel et le directeur commercial. La catégorie reçoit le salaire fixé par la convention collective du moment. Au-delà de la complexité des systèmes hiérarchiques, un seul fait compte : c'est que tout travailleur, du haut en bas de la hiérarchie, est et reste un salarié, quel que soit le montant de son salaire.


Méfaits de la hiérarchie


Ce fait d'être un salarié, qui devrait unir la masse dans ses revendications, lui donner un esprit et une volonté de lutte de classe, est en fait justement ce qui la divise et ce par quoi le patronat divise pour mieux régner. Le désir de prendre place dans la hiérarchie s'explique facilement. La course à l'avantage pécuniaire est un fait qui n'a pas besoin d'être démontré. Il faut de l'argent pour vivre, il en faut beaucoup. Chacun cherche à en gagner le plus possible. Comme il n'est pas certain qu'on y arrive en faisant simplement mais scrupuleusement et parfaitement son devoir, le mieux encore est de se pousser, de se faire bien voir. Que de bassesses parfois pour passer chef d'équipe dans une usine, chef de bureau dans une administration, ou, fonctionnaire, pour décrocher une promotion !La conquête d'un avantage pécuniaire apporte toujours en complément, dans le système de hiérarchie par catégories, un allègement du travail physique ou intellectuel. Plus on s'élève d'un point de vue matériel, plus il est facile d'accomplir la tâche qui vous est confiée. Les conditions de propreté, de salubrité, de sécurité, vont également de pair avec le salaire. Enfin, à ces deux points acquis, s'ajoute ordinairement un troisième, moral celui-là : la satisfaction intime ou visible (vanité, orgueil) de ne pas être au niveau le plus bas, de tenir un rang. Et cette satisfaction est d'autant plus grande que le rang est plus élevé. Pour certains, elle compte presque autant que le salaire. De là à considérer ceux qui sont "au-dessous" de soi comme des êtres inférieurs, il n'y a qu'un pas, vite franchi par certains. Les rois et les nobles se flattaient d'avoir du sang bleu dans les veines, alors que la tourbe, le peuple, n'avait que du sang rouge. Tel ingénieur, tel directeur technique ne pense-t-il pas, aujourd'hui encore, être d'un autre sang, d'une autre race que le manoeuvre qui manie chaque jour de lourds fardeaux ?...Ce n'est pas entre patrons et travailleurs que se développe à l'heure actuelle la plus féroce des luttes de classe. Elle a lieu au coeur même de la masse des salariés. Le seul mot d'ordre est : parvenir. Il faut "monter", monter toujours. Quand on s'arrête, bien malgré soi, on n'a plus qu'un but : sauvegarder sa position et arracher, pour "sa" catégorie, pour "sa" corporation, le plus d'avantages possibles. Quand un manoeuvre de la SNCF de l' "échelle 1" touchait 1000 francs d'augmentation, le chef de gare principal, à l' "échelle 18", était jaloux parce qu'il ne touchait que 10 000 francs au lieu de 18 000 francs...Pour voir des cadres se joindre au mouvement de masse des grévistes, il faut vraiment qu'un courant trop fort les emporte, et encore, ils lâchent les premiers : on l'a bien vu lors des dernières grèves ! Même ceux qui sont simples et qui, sur le lieu de travail, se distinguent à peine de l'ouvrier, savent qu'ils ont droit à une vie autre que celle de la masse, à une vie supérieure. Ils y tiennent, et ils la défendent. Ne parlons pas des autres qui, comme certains patrons auxquels ils se frottent et s'assimilent, disent des ouvriers "ces gens-là...", et veillent jalousement sur leurs petits privilèges. La hiérarchie est donc le plus sûr des facteurs contre-révolutionnaires au sein du salariat. Tout mouvement revendicatif de la base est freiné, sinon combattu par le sommet. Par contre, tout avantage arraché par la base au point de vue du salaire est aussitôt réclamé, bien entendu à la hausse, par tous les éléments des échelons "supérieurs"...Le patronat le sait bien et, parmi les postes élevés, sait obtenir facilement le concours de ses meilleurs défenseurs en leur proposant d'avantageux contrats individuels.



Justification de la hiérarchie


Les tenants de la hiérarchie trouvent qu'elle est juste, et ils le prouvent...à leur manière !
L'instruction, la possession de diplômes et/ou de connaissances étendues est le premier argument dont ils se servent pour la justifier. L'intéressé a travaillé pendant longtemps pour s'instruire, acquérir les diplômes et la pratique qui, dans son métier, le font maître. Il entend récupérer durant toute sa vie, en même temps que le capital investi, le "manque à gagner" subi pendant ses longues années d'études. Il ne manque donc pas de revendiquer un traitement en rapport, non seulement avec les fonctions occupées, mais encore avec les responsabilités assumées. Ce salaire élevé, il estime que sa position sociale l'exige au même titre que ses fréquentations, ses réceptions, en un mot tous les actes de la vie quotidienne correspondant à sa situation. Sa formule favorite est : "A chacun selon ses moyens".

 

 

Caractère arbitraire de la hiérarchie

Si nous envisageons une profession uniforme où l'avancement s'établit sur la base de l'ancienneté ou au choix de l'employeur, les circonstances (temps passé, niveau d'études) étant les mêmes pour tous, la hiérarchie apparaît parfaitement indéfendable.Un instituteur de 25 ans a davantage de besoins que son directeur de 55 ans. S'il fonde un foyer, de nombreuses dépenses, l'entretien de sa petite famille lui font une vie précaire. De surcroît, il lui faut lire, étudier, continuer de se cultiver. L'instituteur de 55 ans, à la veille de sa retraite, gagne beaucoup plus que le jeune. L'argent lui parvient plus abondamment alors qu'il vit de moins de choses. Il ne voyage plus beaucoup, lit moins... Et pourtant, la différence de traitement entre ces deux instituteurs est énorme. De plus, cette différence de salaire ne correspond à rien sur le terrain professionnel. Elle ne saurait récompenser ni l'acquisition d'une expérience, ni l'exercice d'une activité plus profitable qu'auparavant pour les élèves. L'instituteur de 25 ans, resté très proche de la jeunesse, formé à des méthodes plus dynamiques, conquiert d'emblée les enfants qui lui sont confiés par une façon d'enseigner beaucoup moins rébarbative que les méthodes classiques. La justice la plus élémentaire consisterait donc en un renversement des valeurs : le maximum aux jeunes, le minimum aux anciens. Injustice encore, dira-t-on !... Soit. Venons-en donc à la seule solution logique : pour un même emploi, ni classes, ni échelons. Le salaire unique d'un bout à l'autre de la carrière. Plus de cafteurs, plus de lèche-bottes ni de flatteurs pour la conquête d'une promotion !L'exemple ci-dessus ne vaut pas pour les titulaires de brevets, de C.A.P, et de diplômes plus élevés, dans d'autres secteurs professionnels. Ils entendent monnayer les investissements, l'intelligence et le travail qui leur ont permis de parvenir et de "réussir". Ils n'ont pourtant pas de quoi se vanter ! S'ils ont poursuivi leurs études, c'est que leurs parents étaient nés avant eux, fournissaient l'argent, en se saignant parfois aux quatre veines. D'autres ont obtenu des bourses. Leur intelligence et leur travail leur ont permis de réussir ?... Laissons de côté le facteur chance : l'intelligence est un don qui n'a strictement rien à voir avec l'instruction. Il existe des gens très savants dont l'intelligence n'est pas souvent le trait le plus marquant. Par contre, on trouve des illettrés supérieurement intelligents. Tandis que les étudiants s'appliquaient à conquérir leurs diplômes, les autres, dès 16 ans, étaient à l'usine, à la ferme, à l'atelier ou sur la mer. Ils apportaient à la société leur capital-travail dans des conditions autrement difficiles, et déjà, ils produisaient. La comparaison de ces deux états de fait suffit-elle à légitimer une situation élevée pour les uns, une stagnation misérable pour les autres ?... On peut ne pas le penser. D'autres données viennent aggraver la comparaison établie. L'homme au bas salaire a des besoins égaux (sinon supérieurs) à ceux d'un ingénieur ou d'un cadre supérieur. Il vit bien souvent dans un logement difficilement qualifiable, dont le loyer parait proprement exorbitant en tenant compte de ses maigres revenus. On arguera pour les autres du besoin de lecture, de culture, de visites d'expositions, de musées, d'audition de concerts, de voyages et de sorties diverses... Mais qui osera soutenir que tout cela ne serait pas susceptible de plaire à tout homme ou femme qui en aurait les moyens ?!...Le mot de "responsabilité" est souvent mis en avant par les cadres d'entreprises. Mais quel est le pourcentage d'accidents dont ils sont les victimes par rapport à celui des conducteurs de machines en atelier, des livreurs , ou des manutentionnaires ??...Et généralement, lorsqu'un accident grave se produit, c'est le personnel "de base" et non l'ingénieur qui est poursuivi... D'ailleurs, la fameuse "responsabilité" paie bien. Le chimiste qui invente une couleur nouvelle, l'ingénieur qui crée un nouveau tissu ou un alliage inconnu, trouvent dans l'accomplissement de leur tâche une satisfaction méritée que ne saurait éprouver le manoeuvre qui, toute la journée, transporte des caisses de boulons ! Cette satisfaction est aussi un salaire. Le dernier argument souvent avancé est également bien connu : sans la hiérarchie, puissant stimulant, la conscience professionnelle risque de baisser considérablement, ainsi que tout esprit créatif ou d'initiative. Le moteur de toute activité humaine s'arrêtera, la discipline et la productivité seront gravement menacées, etc etc... Cet argument est clairement démenti par la constance des plus mal lotis qui, depuis toujours, accomplissent leur tâche parfois fort ingrate avec une bonne volonté digne d'être beaucoup mieux récompensée. Chez les petits employés, chez les ouvriers, chez les artisans, malgré leur condition souvent misérable, c'est encore le goût du travail bien fait qui prime, fort heureusement !


Les solutions : quelles alternatives ?

La mauvaise volonté des cadres (ou assimilés) à accepter l'idée d'un quelconque écrasement de la hiérarchie établie est évidente. Quand le S.M.I.C. est "augmenté" de façon dérisoire, aussitôt les cadres font confiance à leur C.G.C. pour veiller au maintien total de la hiérarchie des salaires... Et le patronat soutient bien sûr ses fidèles alliés. De même que cet exposé a voulu rester sur un terrain humain parfaitement accessible à tous, la seule formule susceptible d'apporter une solution humaine de par son application est : "De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins" ! L'expérience de certaines sociétés autogérées nous en offre un exemple pratique et concret. La répartition mensuelle du bénéfice, produit du travail, est assurée par l'assemblée générale selon un barème établi par elle, et qui tient compte de divers facteurs, non seulement professionnels mais aussi culturels et humains. La hiérarchie classique est écrasée, et est remplacée par un comité de coordination dont l'action est la résultante des avis émis par tous. Ce comité se compose de délégués désignés à l'unanimité, et révocables à tout moment.La communauté idéale où ne se posera plus aucune question de salaire, puisque l'argent, le sale argent, aura été aboli, résoudra d'elle-même , en la supprimant , la question de la hiérarchie : d'une part, parce que tout travail, quel qu'il soit, sera considéré comme également utile à la société, et d'autre part parce que chacun aura droit, selon ses besoin, à la répartition du produit du travail commun. Cela n'est pas pour demain ? Nous le savons tous, mais nous savons aussi qu'à chaque instant , nos revendications finales méritent d'être posées. Voltaire disait, en parlant de l'Eglise : "Ecrasons l'Infâme !". Je ne puis faire mieux, en songeant à la nécessité d'une transformation sociale en profondeur, que de crier: "Ecrasons la hiérarchie !"


(Adaptation libre et réactualisée d'un texte signé Louis HOBEY, paru au cours des années 1950 dans la revue libertaire "Défense de l'Homme")

 

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CONTRE LE NOUVEL ORDRE MONDIAL : un point de vue anarchiste

 

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Une déclaration fort pertinente des anarchistes bakouninistes américains du RAVEN'S BANNER COLLECTIVE, avec qui j'ai entretenu une correspondance suivie dans la première moitié des années 1990.
(Les passages du texte en caractères gras ont été surlignés par moi-même)

H.C.




Colloque de "Third Way", Londres, le 21 juin 1992

Message du "RAVEN'S BANNER COLLECTIVE", Floride, USA




Tout d'abord, le Raven's Banner Collective remercie le magazine "Third Way" d'avoir eu l'ouverture d'esprit d'inviter des anarchistes à participer à sa conférence internationale. Nous tenons à préciser que nous ne parlons pas au nom de tous les anarchistes, bien qu'un grand nombre d'entre eux acceptent nos vues. Mais aujourd'hui, nous ne parlerons qu'en notre propre nom.

Notre analyse nous pousse à décrire le Nouvel Ordre Mondial (NOM) comme un mécanisme inventé par la classe dirigeante américaine, qui agit de concert avec les classes dirigeantes des autres pays capitalistes, pour asseoir le règne du Capital sur le monde. Nous désignons le Council on Foreign Relations, la Commission Trilatérale et le groupe de Bilderberg comme des entreprises qui participent directement à ce projet impérialiste.

Nous percevons le Capital comme la perversion, l'aliénation et l'instrumentalisation des forces productrices et créatrices de l'humanité. Dans la société capitaliste, le travail et l'ingéniosité des êtres humains, bases de la liberté humaine, sont transformés en forces exploitantes, corruptrices et asservissantes qui subjuguent les êtres humains.

Le capitalisme technocratique s'avère encore plus destructeur des valeurs humaines. Comme l'a souligné le sociologue critique français Guy Debord, dans un système basé sur la production de commodités, la société se mue en une immense accumulation de spectacles, dans lesquels les relations sociales sont médiatisées par le biais d'images entièrement fabriquées, artificielles, et tout ce qui, jadis, était vécu immédiatement, est devenu représentation.

Quand le "Nouvel ordre Mondial" en actes a été pris d'une fureur destructrice, a basculé dans l'horreur en perpétrant son attaque génocidaire contre le peuple irakien, tout en poursuivant son exploitation maximale du tiers monde par l'intermédiaire du FMI, de la Banque mondiale et des firmes transnationales, il a dépassé en brutalité l'inhumanité intrinsèque du capitalisme conventionnel.

Nous condamnons le pillage des peuples du monde par le Capital.Nous rejetons la déshumanisation et le caractère répressif de l'actuelle société du spectacle, qui réduit l'individu à un pion anonyme perdu dans une mégamachine urbaine et industrielle, et limite les aspirations et les besoins humains au style de vie consumériste.

En tant que socialistes libertaires, nous pensons que le pouvoir du Capital international ne pourra être brisé que par la puissance de la classe ouvrière internationale, non dans le but d'instaurer une nouvelle structure de domination, comme voudraient le faire bon nombre de marxistes, mais dans le but d'abolir toutes les institutions de pouvoir en tant que telles.

L'élimination du Capital et l'émancipation de la classe ouvrière doit être l'oeuvre de la classe ouvrière seule. Aucun parti d'avant-garde, aucun Etat autoritaire ne peut nous conduire par procuration vers la libération.

Les travailleurs peuvent se réapproprier leur humanité et recevoir la valeur réelle de leur travail en s'organisant sur la base de principes fédéralistes, et en agissant directement pour imposer l'autogestion, la propriété collective et la production de biens à usage social.

L'organisation dans l'esprit de l'initiative personnelle et de la responsabilité individuelle, telle est la clé de la victoire des opprimés sur l'oppression capitaliste. Le rôle du révolutionnaire, dans ce processus, est d'éclairer les masses et de les inciter à se "gouverner" elles-mêmes, tout en insistant sur les avantages de la coopération volontaire.

Les travailleurs du monde entier doivent de ce fait mobiliser leurs énergies et s'associer en collectifs, en communes, en syndicats, en coopératives, en congrès populaires, en communautés et en milices, pour former des fédérations aux échelons locaux, régionaux, nationaux et internationaux, et s'auto-administrer au moyen d'une démocratie directe et décentralisée.

Dans l'histoire, nous avons de tels exemples mis en place par des forces révolutionnaires : Commune de Paris, mouvement de Makhno en Ukraine, les principes voulus par la révolte de Kronstadt, la révolution espagnole, et l'insurrection hongroise de 1956.

Nous croyons que tous les peuples, toutes les nations et les cultures, tous les groupes ethniques ont le droit absolu de se préserver tels qu'ils sont et de s'auto-déterminer. Non seulement le NOM projette de détruire toutes les indépendances nationales et populaires, mais le Capital lui-même s'emploie sans interruption à éroder l'identité et la diversité des cultures, des nations et des peuples, afin d'imposer une monoculture globale basée sur le négoce. Il faut lutter de toutes nos forces contre cette homogénéisation de l'humanité.

Mais nous insistons aussi sur le fait que le renforcement de l'Etat-Nation n'est pas une solution pour résister aux déprédations du NOM. Car tout Etat-Nation tend à devenir un NOM en miniature. En tant qu'entité politique, l'Etat-Nation s'est imposé, généralement, aux dépens des faits ethniques et régionaux. L'Etat-Nation a toujours tendance à imposer sa propre variante de l'uniformité aux autres. Sur le plan intérieur, en organisant l'oppression autoritaire de la population en général, et des minorités en particulier. Sur le plan extérieur, en préparant des guerres d'agression, ou en pratiquant l'impérialisme et le colonialisme.


Mille ans d'histoire confirment notre vision contestataire de l'Etat-Nation, et démontrent que cette forme de structure politique a failli, et n'a pas accordé la liberté, la paix, la justice et la prospérité aux peuples.
L'Etat-Nation, tout comme le capitalisme, est obsolète.

L'Etat-Nation n'est pas synonyme de "nation", terme qui, dans son acception originelle et littérale, désigne la collectivité historique, unique en son genre, dans laquelle nait un individu, une personne.

Le besoin légitime des peuples de maintenir leur ethnicité, leur identité nationale et leur indépendance, ne sera jamais satisfait par l'Etat-Nation, porté par cette idéologie malveillante qu'est le nationalisme, mais sera au contraire satisfait par l'organisation des nationalités en fédérations, en régions et en communautés autonomes, fondées sur les principes que nous venons de décrire, à savoir ceux du socialisme libertaire.


Ce que nous venons de dire ne relève pas seulement d'un changement de terminologie : l'Etat, en tant que structure détentrice d'un pouvoir qui émane du haut et se répartit vers le bas, doit être remplacé par des corps autonomes et fédérés qui diffuseront le pouvoir "latéralement", permettant aux décisions de se construire à la base, au niveau des racines, pour s'affiner et grimper vers le haut.

Pour terminer, nous affirmons avec force que la conscience écologique -une conscience qui nous dit "Earth first !", la Terre d'abord, doit être présente au coeur de toutes les transformations révolutionnaires.

Ce que nous venons d'affirmer ici est forcément bref et général. Nous espérons que celles et ceux qui auront trouvé nos affirmations et nos remarques pertinentes feront l'effort d'approfondir leurs intuitions, en explorant les classiques de l'anarchisme, et en lisant les publications de la presse anarchiste.

Nous comprenons parfaitement que nos propositions peuvent sembler utopiques. Néanmoins, nous croyons que l'histoire et les aspirations naturelles de l'homme se situent de notre côté. Les véritables utopistes sont ceux qui cherchent à "réformer" d'une manière ou d'une autre ce monstre insatiable qu'est l'impérialisme capitaliste, ou, pire encore, à le remplacer par de nouvelles horreurs de type étatiste. Mais le rythme inouï des changements qui ont remué ce siècle, tant sur le plan technologique que sur le plan politique, démontre que les impossibilités d'hier peuvent parfaitement devenir les réalités d'aujourd'hui.

Nous, militants du Raven's Banner Collective, continuerons à travailler et à lutter pour nos objectifs libertaires. Et nous demeurons inspirés par ce slogan plein de sève, si souvent écrit à la hâte sur les murs de Paris lors de la révolte des étudiants et des ouvriers en mai 68 : "Soyons réalistes, demandons l'impossible !".


Raven's Banner Collective


Exigeons le Revenu de base inconditionnel !

Le Revenu Minimum Garanti (RMG) ou Revenu de base, pour ne plus perdre notre vie à la gagner, et éradiquer la grande pauvreté. Vous vous demandez comment financer une telle "utopie" ?
La réponse se trouve dans la video ci-dessous, qui ne dure que 3 minutes. Prenez le temps de la visionner.
Et partagez ce message partout. Faites connaître au maximum cette initiative citoyenne autour de vous.

Hans CANY

 

 

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