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Le National-Anarchisme : ni un gauchisme, ni un nationalisme étatique

Une brève présentation du national-anarchisme, qui souligne le fait que ce dernier n'est ni un énième avatar du gauchisme libéral-libertaire, ni une forme plus ou moins travestie de nationalisme classique.

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Le national-anarchisme est une idée méta-anarchiste qui affirme qu'il ne doit pas y avoir de hiérarchie entre les nations. Une nation, selon les nationaux-anarchistes, est un groupe humain qui s'associe de façon libre et volontaire selon différents critères qu'ils estiment être pertinents. Ceux-ci peuvent être d'ordre biologique, culturel ou autres. De ceci découle un soutien à tous les autonomismes, au localisme, à la désunion, et à une promotion de la coopération entre les groupes humains. Il s'oppose au nationalisme qui prône l'unité selon un mythe fondateur palingénétique, et au mondialisme qui n'est que l'aboutissement de la logique de l'unité.

La logique de l'unité mène inévitablement à l'assimilation ou au « nettoyage ethnique », qui ne sont jamais que deux formes de génocide. C'est donc la négation de la diversité bio-culturelle humaine. Les nationaux-anarchistes soutiennent par conséquent l'ethnopluralisme, bien qu'ils ne considèrent pas tous le facteur biologique comme important. Les nationaux-anarchistes ne sont pas forcément d'accord entre eux non plus sur ce que doit être la méthode d'organisation idéale d'un groupe humain. C'est pourquoi le national-anarchisme est un «méta-anarchisme».


Pour ma part, être anarchiste, c'est être contre la hiérarchie, et donc pour l'égalité politique, matérialisable par la démocratie directe, d'inspiration athénienne, par exemple. Ce n'est pas être pour la liberté absolue : c'est le libéralisme qui prône cela. Je suis — sans réserve aucune — partisan de restreindre la liberté de l'autre de me causer du tort. La liberté n'est donc pas centrale à l'anarchisme, et l'anarchisme est antithétique avec la liberté absolue : la loi du plus fort est une hiérarchie de la force.

Cela dit, l'anarchie a pour effet secondaire de permettre une plus grande liberté d'organisation des sociétés humaines que la hiérarchie. Je ne suis donc pas personnellement « libertaire ». Lesdits « libertaires » sont le résultat de la confusion entre le socialisme et la gauche, via le libéralisme et suite à l'affaire Dreyfus. Ces  « libertaires »,  qui se prétendent anarchistes (mais qui sont souvent des marxistes qui s'ignorent), ceux qui constituent ce que l'on appelle communément « l'extrême-gauche », ont dévié de l'anarchisme tel que prôné par Proudhon ou Bakounine, en incorporant dans leur pensée des poncifs libéraux. Par exemple, en prônant la polygamie et l'hypersexualisation, lesquels ne sont autres que des dogmes idéologiques inhérents au libéralisme sociétal.

Rejeter le libéralisme ne signifie pas pour autant légitimer la pensée réactionnaire de l'idéalisation et du retour au passé, ou le nationalisme tel qu'on l'entend généralement (les idées de droite).


Les autres personnes impliquées dans le courant national-anarchiste ont peut être une vision un peu différente de la mienne. Mais telle est, en tout cas, ma propre conception de la chose.

Voilà, j'espère, une petite explication concise qui permettra de comprendre mieux ce qu'est le national-anarchisme.

KNUT

 

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Écrit par Hans CANY Lien permanent | Commentaires (0)

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